D'après les recherches de Samuel Pratt à l'Université de Californie à Los Angeles.
Test de la nocivité des mots (WCHS)
Croyez-vous que les mots puissent causer des dommages durables ?
Cette évaluation est fondée sur l’Échelle de la nocivité des mots (WCHS), élaborée par les chercheurs Samuel Pratt, Payton Jones, Benjamin Bellet, Richard McNally et Kurt Gray, et validée dans Personality and Individual Differences (2026). La WCHS mesure la croyance que la parole peut causer de véritables dommages psychologiques durables — une croyance au cœur des débats contemporains sur les avertissements de contenu, les espaces sécurisés et les limites de la liberté d’expression.
Croyez-vous que les mots blessants laissent des cicatrices durables, ou qu’ils sont désagréables mais passagers ? Pour passer le test, saisissez vos réponses ci-dessous.
Question 1 sur 10
Je pourrais garder des cicatrices émotionnelles à la suite de quelque chose que j’ai lu.
| Pas d'accord | D'accord |
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Ce test est fondé sur l’Échelle de la nocivité des mots (WCHS), une mesure en dix items de la croyance que les mots peuvent causer des dommages psychologiques durables. L’échelle a été initialement élaborée par Benjamin Bellet, Payton Jones et Richard McNally dans le cadre de leurs recherches de 2018 sur les avertissements de contenu, puis validée officiellement par Samuel Pratt et ses collègues dans une étude de 2026 publiée dans Personality and Individual Differences. Lors de cette validation, menée auprès d’un échantillon représentatif à l’échelle nationale de 956 adultes américains, l’échelle a montré une excellente cohérence interne, une forte fiabilité test-retest à deux semaines et une structure clairement unidimensionnelle : les dix items s’articulent autour d’une seule croyance globale selon laquelle les mots peuvent être nocifs.
Les gens diffèrent clairement dans cette croyance. Presque tout le monde convient que les violences verbales répétées sont dommageables, mais les opinions divergent fortement au sujet des insultes, des injures visant un groupe, des livres troublants et des discours provocateurs. Certaines personnes voient ces mots comme désagréables mais passagers — irritants sur le moment et oubliés en quelques jours. D’autres pensent qu’une seule remarque blessante, ou l’exposition à une idée inappropriée, peut blesser une personne aussi profondément et durablement qu’une lésion physique. La position d’une personne sur ce spectre est importante, car les actes perçus comme nuisibles tendent à être considérés comme des questions morales : ils suscitent l’indignation, désignent des responsables et entraînent des demandes de protection ou de punition.
Le test présente vos résultats dans trois domaines, ainsi qu’un score global. La Sensibilité aux mots reflète le sentiment que vous pourriez personnellement être blessé par des mots — que quelque chose que vous lisez ou entendez pourrait vous laisser des cicatrices émotionnelles. Les Dommages durables reflètent la croyance que les mots peuvent infliger aux gens en général des dommages persistants, voire cliniques. La Protectivité reflète la conviction que les locuteurs devraient peser soigneusement leurs mots et que les auditeurs vulnérables devraient être protégés de certains types de discours. Dans les recherches publiées, l’échelle mesure une seule croyance globale ; les trois domaines sont donc des regroupements de présentation plutôt que des sous-échelles validées, et le score total est la mesure étayée par les recherches.
L’étude de validation a également dressé le profil des personnes qui tendent à partager cette croyance. Les personnes ayant des scores plus élevés étaient en moyenne plus jeunes, plus souvent des femmes et plus libérales sur le plan politique. Elles se décrivaient comme plus empathiques et plus humbles intellectuellement, mais obtenaient également des scores plus élevés en ostentation morale et en soutien à la réduction au silence des points de vue qu’elles jugeaient nuisibles ; elles étaient aussi plus favorables aux avertissements de contenu, aux espaces sécurisés et au politiquement correct. Les personnes ayant des scores plus élevés signalaient en outre une moins bonne santé mentale : davantage de symptômes d’anxiété et de dépression, une moindre résilience, une plus grande difficulté à réguler leurs émotions et une peur plus forte de l’anxiété elle-même. Aucune de ces associations ne permet de déterminer si cette croyance est exacte — les auteurs de l’échelle la décrivent comme une question clivante du débat culturel moderne et proposent cet instrument neutre pour l’étudier.
Le test présente les dix affirmations publiées de la WCHS dans leur ordre original. Les réponses sont données sur une échelle d’accord en cinq points, et chaque score est exprimé sous forme de pourcentage de 0 à 100. Dans l’échantillon de validation, l’adulte américain moyen obtenait environ 59 % au total, avec son accord le plus fort pour les affirmations concernant le pouvoir général des mots et son accord le plus faible pour celles concernant le fait d’être personnellement marqué par la lecture. Les marqueurs de comparaison affichés dans vos résultats sont calculés à partir des moyennes publiées pour les items de cette étude ; ce sont des estimations reportées de cet unique échantillon publié, et non des percentiles validés pour cette passation précise.
Un score élevé ne constitue pas un diagnostic, et un score faible ne prouve pas que vous êtes insensible : les croyances concernant la parole nuisible sont façonnées par l’histoire personnelle, la culture et les types de discours auxquels une personne a réellement été exposée. Ce test est proposé uniquement à des fins éducatives et de divertissement. Il ne constitue pas un conseil psychologique et n’est affilié ni aux auteurs d’origine ni à leurs institutions.
Références
- Pratt, S., Jones, P. J., Bellet, B. W., McNally, R. J., & Gray, K. (2026). The words can harm scale: Measuring beliefs about harmful speech. Personality and Individual Differences, 257, 113785.
- Bellet, B. W., Jones, P. J., & McNally, R. J. (2018). Trigger warning: Empirical evidence ahead. Journal of Behavior Therapy and Experimental Psychiatry, 61, 134-141.
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